Ce que je peins, c'est une volonté de rendre visible la décision et la tension qui l'autorise, alors que tout concourt à risquer son impossibilité, car je joue
paradoxalement des effets de la dispersion pour mettre à jour les moyens de l'unité; l'unité dans ses écarts à un corps dispersé.
Au traitement de l'épars, je poursuis des raisons à me rassembler tout comme je peux me motiver quelquefois d'une image pour trouver prétexte à produire un dessin.
Trouver le flux qui va maintenir en rapport de proximité les facettes, pièces déboîtées et disjointes de l'ancien corps perspectif, conjurer la dérive des parties, celles qui, autrefois
assemblées donnaient encore semblant d'homogénéité aux figures d'Ucello, des Futuristes ou de Picasso, aux corps mécaniques et déboulonnés de Fernand Léger...
S.F. Janvier 2010
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